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Vérifier la pression des pneus

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vérifier la pression des pneus

La pression des pneus est l’un des contrôles les plus simples à réaliser, et l’un des plus négligés. Pourtant, un pneu mal gonflé use prématurément, consomme davantage de carburant et, surtout, dégrade la tenue de route. Vérifier sa pression une fois par mois et avant chaque long trajet ne prend que quelques minutes. Voici comment s’y prendre correctement.

Trouver la bonne pression

La pression recommandée n’est pas inscrite sur le pneu, mais définie par le constructeur du véhicule. Vous la trouverez sur une étiquette collée le plus souvent sur le montant de la portière côté conducteur, parfois sur la trappe à carburant ou dans la boîte à gants, ainsi que dans le manuel d’entretien. Cette étiquette indique généralement deux valeurs : une pour la charge normale et une, plus élevée, pour la voiture chargée (passagers et bagages) ou les longs trajets sur autoroute.

Toujours mesurer à froid

C’est la règle d’or. La pression doit être vérifiée pneus froids, c’est-à-dire après avoir parcouru moins de 2 km. En roulant, l’air chauffe et se dilate, ce qui fait grimper la pression et fausse la mesure. Si vous ne pouvez mesurer qu’à chaud, n’ajustez pas en dégonflant pour « corriger » : vous vous retrouveriez sous-gonflé une fois le pneu refroidi.

vérifier la pression des pneus
La mesure se fait pneus froids, avant d’avoir roulé plus de deux kilomètres.

Le système TPMS ne suffit pas

Depuis le 1er novembre 2014, tous les véhicules neufs vendus dans l’Union européenne sont équipés d’un système de surveillance de la pression (TPMS), qui allume un témoin en cas de chute. Attention toutefois : ce dispositif ne se déclenche en général qu’au-delà d’une perte d’environ 20 % de pression, soit près de 0,4 bar. Un sous-gonflage léger mais réel peut donc passer inaperçu. Le témoin TPMS est une alarme de dernier recours, pas un substitut au contrôle régulier au manomètre.

Les risques d’un mauvais gonflage

DéfautConséquences
Sous-gonflageUsure accentuée sur les bords (épaules), risque d’aquaplaning accru, échauffement pouvant aller jusqu’à l’éclatement, surconsommation
SurgonflageUsure au centre de la bande de roulement, moindre confort, surface de contact réduite et donc adhérence dégradée

Le sous-gonflage est le plus dangereux : en augmentant la température interne du pneu, il peut provoquer une dégradation irréversible de sa structure et, à terme, une mise à plat brutale à grande vitesse. En cas de pluie, un pneu sous-gonflé évacue moins bien l’eau et favorise l’aquaplaning.

Ne pas oublier la roue de secours

Profitez du contrôle pour vérifier aussi la roue de secours, si votre voiture en est équipée : une roue de secours dégonflée le jour où vous en avez besoin ne sert à rien. Pensez enfin à contrôler la pression plus souvent en hiver, car le froid la fait baisser. Un bon gonflage participe aussi aux économies de carburant, un réflexe au cœur de l’éco-conduite, et fait partie des points à cocher parmi les vérifications avant un long trajet.

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